Coup d’arrêt : le Covid 19 en Australie

Australie

Coup d’arrêt : le Covid 19 en Australie

Mars 2020 : après l’Indonésie, nous nous envolons vers Sydney ! l’Australie, enfin, symbole d’un mi-achèvement. La moitié du voyage, la moitié du monde traversé, et l’occasion de voir de la famille : la soeur de Hicham vient nous rejoindre sur cette grande île avant de nous envoler ensemble vers la Nouvelle-Zélande. Nous ne prenons pas attention aux signaux lointains envoyés par la Chine sur une maladie extrêmement contagieuse et mortelle pour certains cas, que l’on nomme coronavirus (j’adore comment Lucile a introduit le covid en mode Michael Bay). Nos billets d’avion et nos visas sont donc achetés, le trajet est planifié. Nous n’avons plus qu’à réserver les hébergements et le transport, mais nous attendons de nous retrouver ensemble pour cela. En un mot tout est prêt.

Et puis la rumeur enfle : le coronavirus se propage dans le monde. La soeur de Hicham parvient à prendre un avion pour l’Australie deux jours avant que le gouvernement australien ne déclare une quarantaine imposée de 14 jours, mais c’est tout juste, et en parallèle, la Nouvelle-Zélande fait la même chose. 14 jours sans bouger en Nouvelle Zélande sur un voyage qui devait durer un peu plus de trois semaines… Cela compromet tout… En plus, le coeur n’est plus à la découverte, et c’est même la panique à chaque fois qu’il faut aller faire ses courses… Alors aller prendre l’avion et faire comme si de rien n’était en suivant les plans, c’est niet.

Même si l’on est content de se voir au bout du monde, c’est un peu le stress de la déconvenue qui prend le pas sur toutes nos émotions. On a du mal à se motiver à sortir et on ne se sent pas en droit, surtout qu’en France, tout est à l’arrêt, beaucoup plus qu’en Australie. Avec la soeur d’Hicham, on va quand même voir deux spots emblématiques de Sydney : l’Opéra et Bondi Beach.

De son côté, elle cherche à rentrer, c’est un peu l’incertitude qui règne sur les vols et le prix des billets d’avion explose. Néanmoins, une semaine après nos retrouvailles, elle parvient finalement à prendre un vol. Un peu triste que nous ayons passé moins de temps que prévu ensemble, mais avouons la situation n’était pas propice.

Après son départ, nous nous engageons à nouveau dans le Workaway que nous avions commencé avant son arrivée : remettre en état une maison pour sa vente. Dans notre malheur, nous avons plutôt de la chance car une australienne nous a proposé de loger dans la maison occupée auparavant par sa grand mère, afin de faire du débroussaillage dans le jardin et de passer un grand coup de balais dans la maison. C’est vraiment généreux, car nous avons ainsi une maison pour nous tous seuls, et ce tant que la maison n’est pas vendue.

En cette période de confinement, nous sommes chanceux. Mais le confinement à l’australienne, qu’est ce que ça donne ?

Déjà, avant même que cela ne se passe en France, il y a eu une grosse pénurie de papier toilette. Mais en réalité, c’est la seule chose un peu affolante qu’il s’est passé. Dans la limite du raisonnable, nous étions autorisés à sortir pour « faire de l’exercice » ou « faire nos courses », si bien que nous avons passé beaucoup de temps à nous promener le long des plages, ou dans le « bush ». Par contre si on est dehors sans justification, c’est 1600$ d’amende. Pas d’attestation mais la police n’hésite pas en cas de non respect.

Nous en avons profité également pour faire nos sorties « randonnées » dans les parcs nationaux et poussons même jusqu’à un endroit où nous pouvons apercevoir des kangourous à priori. Évidemment, comme nous sommes des traqueurs professionnels d’animaux, nous en voyons (deux seulement, mais n’allons pas nous plaindre !)

Pendant trois mois, nous nous occupons et retrouvons les petits plaisirs de la vie de sédentaire : la cuisine, le sport, et la facilité pour toutes les petites taches quotidiennes et le côté rassurant de ne passe demander chaque jour où nous allons dormir la nuit suivante.

Nous en profitons aussi pour nous organiser : banque australienne, achat d’une voiture pour se déplacer, etc.

En restant tous les jours en contact avec la famille, on se retrouvait un peu confiné à la française de notre côté. Au final ça a été une grande p ause pour nous aussi , comme tout le monde, on s’est remis au dessin, un peu à préparer le nouveau site hiluworld.com, un peu à apprendre à coder en Python, un peu à préparer le road trip.

Pour nous c’était quand même la belle vie. Quand on suivait les nouvelles en France, c’était terrible, entre les hôpitaux, les masques, le nombre de mort quotidien. On pense à ceux qui on été touché.

Pour finir, voilà quelques photos de nos sorties tout de même!

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