Cambodge
De la Thaïlande vers le Cambodge
Pour le passage d’un pays à un autre, nous nous imposons un peu de challenge : nous ne prendrons pas l’avion mais passerons par une des frontières terrestres !
Alors un peu de challenge, pourquoi ? C’est une question raisonnable, puisque prendre l’avion n’est pas non plus forcément facile : il faut arriver deux heures à l’avance, faire l’enregistrement des bagages, le passage de l’immigration, et patienter en attendant que l’avion arrive, embarquer, décoller, atterrir, et faire les procédures pour entrer dans le nouveau pays. Oui, mais… Quand le pays dans lequel on arrive demande un visa, l’avion a cela de bien qu’il permet la plupart du temps de faire les procédures en lignes, sous la forme d’un e-visa. Et dans le cas d’une frontière terrestre, un e-visa n’est pas toujours accepté.
En l’occurrence, pour celle que nous avons décidé de passer, ce n’est pas le cas ! Il s’agit de la frontière au nord du Cambodge : Chong Chom-O’Smach, à un peu plus d’une centaine de kilomètres de Siem Reap, ville voisine des temples d’Angkor.
Alors c’est stressant, et ça l’est pour plusieurs raisons : la première est que nous espérons que le fonctionnaire qui va nous accueillir n’essaiera pas de nous coincer et de nous demander plus de sous qu’il n’en faut. Nous avons vérifié, normalement c’est 35$ (et même en vérifiant il y a confusion : France Diplomatie l’affiche à 30$, mais ce dernier nous redirige vers le site de l’ambassade qui le donne à 35$).
La seconde, c’est l’autre côté ! Eh oui, si la frontière est bien desservie côté thaïlandais, c’est une autre paire de manches du côté cambodgien. Certain forum indique qu’il n’y a pas de bus, d’autre parle de taxi, d’autre de stop… Alors, clairement, on croise les doigts pour que quelqu’un soit là pour nous transporter jusque Siem Reap !
Le jour choisi, nous partons tôt de Surin en minibus (ce n’était pas cher : 90 bahts pour nous deux), pour aller jusqu’au poste frontière de Chong Chom. Là, nous passons à pied et la sortie de Thaïlande est très facile. On nous tamponne nos passeport, et tout est bon. Ensuite, il faut trouver le bureau d’entrée au Cambodge. On nous fait signe, et nous montre la route, c’est facile aussi. On remplit nos formulaires d’entrée avec nos informations personnelles, et vient le moment de payer. Nous nous attendons au pire… Mais non, nous nous sommes montés la tête pour rien et le prix demandé correspond à celui attendu.
Nous sortons, soulagés, et nous dirigeons vers la route extérieure. Mais là, une personne (en habits militaires) nous crie dessus : « Vous ne m’entendez pas quand je vous dis de venir par là ? » « Euh… Non désolés. » Je ne suis pas sûre que les excuses aient été acceptées, mais bon… Nous ne comprenons pas, mais il nous faut à nouveau remplir un formulaire. On m’avait donné un stylo rouge pour cela, mais non, la personne en question décidément très énervée, n’est pas d’accord avec cette couleur et me fait recommencer. Tout va bien, ça va aller !
Enfin, nous sortons, nous voilà au Cambodge !
Nous n’avons pas fait trois pas dehors qu’un gérant de taxis s’avance à notre rencontre. Il a déjà trois personnes et il lui en faut encore 2 pour compléter son taxi. Si nous montons avec lui, ce sera 15$ chacun, nous partons immédiatement, . C’est trop beau pour être vrai. Et effectivement, ça l’ait. Des trois personnes qui devaient monter avec nous, deux sont coincer car leur passeport n’est plus valide ! Alors qu’elles sont cambodgiennes ! Alors, on attend, longtemps. Elles ne nous rejoindront jamais, une quatrième personne s’étant présentée. Nous prenons enfin la route, direction Siem Reap !
Sur les trois arguments du gérant de taxi : partance immédiate, prix bon marché, et dépôt devant notre hébergement, seul le prix sera resté fixe. Nous devrons prendre un tuk tuk pour nous emmener jusqu’à notre logement !
Il n’empêche qu’on est drôlement fiers, on a passé la frontière !

