Népal
Pokhara ou la fête des lumières (Diwali)
Après le trek, nous programmons de nous poser à Pokhara pour quelques temps. Il y a de nombreux restaurants au bord du lac, qui nous donnent une bonne connexion wifi et de quoi nous rassasier. Nous profitons de l’ambiance en ces temps de festival.
Le festival de Diwali
Diwali (ou Tihar) est la deuxième fête la plus importante après Dashain (qui se déroulait d’ailleurs lors de notre arrivée au Népal). C’est une fête hindoue qui dure cinq jours et célèbrela victoire de la lumière sur les ténèbres, du bien sur le mal et de la connaissance sur l’ignorance. Plusieurs légendes sont associées à cet événement. Une qui nous a particulièrement marquée est celle qui concerne Yama le dieu de la mort et sa sœur Yakuma, car elle explique bien le déroulement des cinq jours de Diwali au Népal.
Lord Yama, dieu de la mort et juge des âmes, et Yakuma sa soeur avait rendez-vous. Mais Yama le manqua, trop occupé par son travail.
Sa soeur lui envoya alors des messages pour l’inviter à la rencontrer :
Le premier jour, elle lui envoya un corbeau. C’est à cet oiseau qu’est consacré la première journée de Diwali. Les gens leur offrent des graines.
Le deuxième jour, elle lui envoya un chien. On peut voir à cette occasion des chiens porter autour de leur cou un collier de fleurs oranges, les fleurs de soucis ou des œillets d’Inde, et arborer un point rouge (tika) sur le front.
Le troisième jour elle lui envoya une vache comme messagère. Au Népal, elles ont à priori leurs cornes décorées et des colliers de fleurs, mais malheureusement nous n’en avons pas vu en ville.
Lord Yama ne vient toujours pas à la rencontre de sa sœur, alors celle ci décide d’y aller elle même. Elle le retrouve et le bénit. C’est le jour des frères et sœurs. Les sœurs donnent à leurs frères un collier de fleurs qu’ils portent ce jour et elles prient pour eux.
Diwali, c’est aussi la fête des lumières : les habitants tracent devant leur maison une espèce de grand mandala avec des craies de couleurs et placent des lumières et des fleurs dessus . C’est une invitation pour que la déesse Laxmi entre et bénisse leur maison.
Toute les maisons sont éclairées. Avant, étaient utilisées des lampes à huile faites en argiles (diyas) mais celles ci sont devenus trop chères (le coût de l’argile a augmenté) donc on voit aujourd’hui des guirlandes à LED sur les façades. (Ça fait un peu ambiance Noël)
Pendant ces cinq jours, c’est la fête dans les rues : les enfants viennent chanter dans les commerces pour récupérer des sous afin de s’acheter des pétards notamment. La première fois que nous en avons été témoins, c’était sur le chemin du trek : une ribambelle d’enfants se tenant la main ont chanté devant nous puis nous ont demandé de l’argent. Nous n’étions pas prévenus et pensions avoir affaire à une sorte de mendicité que nous ne voulions pas encourager, alors nous avons fortement refusé. Nous nous sommes rendus compte par la suite de notre bévue.
Lorsque d’autres enfants sont venus, nous étions prévenus et avions gardé de la petite monnaie pour leur donner à la fin de leur spectacle ! Après avoir dansé devant nous chacun leur tour, ils nous ont invité à les rejoindre en mettant une musique occidentale (Taki Taki) et c’était bien plus chouette !

C’est une fête qui rassemble tout le monde et ce dès la tombée de la nuit (voir avant). Des enceintes oscillent entre musiques plus classiques et plus modernes et des attroupements se forment, autour d’un à quatre danseurs. Ils dansent très très bien, entre danse orientale avec des tenues traditionnelles et break danse! sur de la musique, souvent tirée de films indiens qui sont donc des duos entre femmes et hommes !
L’ambiance est très bonne! On nous invite parfois à danser, mais franchement, face à eux, nous n’avons pas le niveau !
Tour en barque sur la lac Phewar et montée au temple de la Paix (Peace pagoda)
Depuis notre place privilégiée au bord du lac, nous voyons un temple un peu en hauteur qui nous attire : c’est la Peace Pagoda. C’est un temple bouddhiste, construit à l’initiative de Japonais après la deuxième guerre mondiale et le lancement des bombes atomiques. Il en existe une centaine dans plusieurs pays du monde.
Ron, l’américain sexagénaire qui avait fait le tour des Annapurnas en vélo, nous propose de traverser le lac en barque et de monter à la Peace pagoda. Nous invitons Coralie, Rachel et Adam, un canadien qui est dans la même guest house que Rachel pour le week end. Nous sommes à deux barques (comptez 1800 pour une barque par 4 personnes max), en autonomie sur le lac que nous traversons. Nous montons à la Pagode par un escalier (après le trek, ce n’était pas un plaisir de retrouver les marches ?). Arrivés en haut, le temple et son Buddha sont impressionnants! Nous devons rester silencieux à proximité et tourner autour dans le sens des aiguilles d’une montre.
La vue d’ici doit être magnifique lorsque c’est dégagé, avec toutes les montagnes aux alentours ! Malheureusement ce n’était pas visible pour nous !
Rafting sur la rivière à proximité de Pokhara (Sedi)
Le rafting est une des belles activités que l’on peut faire à proximité de Pokhara. Toutes sortes de forfaits sont proposés : de la demi journée à 15 jours de rafting ! Nous nous contentons de la demi journée (prix 40 $) mais qui a l’avantage d’être assez proche en bus et qui est de niveau 3 à 4 sur 5 !
Nous le faisons tous les quatre avec Coralie et Rachel. Damien, qui vient de rentrer du trek n’est pas prêt à se joindre à nous.
Avant d’entrer dans l’eau, beaucoup de temps est consacré à la sécurité, et des kayaks nous accompagnent, au cas où l’un d’entre nous tomberait à l’eau, afin de pouvoir nous récupérer et nous ramener à notre raft !
Petite anecdote toutefois. Lors du début de la descente, nous étions dans une zone calme de la rivière et nous observons un attroupement au bord de la rivière. Les personnes nous regardent, nous sommes excités à l’idée de faire du rafting et hésitons à faire un signe de la main. Ils sont tous très calme, l’un d’eux apporte du bois et forme un bûcher. Nous comprenons alors qu’il y a un corps sous ce drap recouvert de fleur et qu’il va y a avoir une crémation sur le bord de cette rivière. Étrange scène entre les touristes occidentaux en train de jouer sur la rivière qui va accueillir un défunt…
Ensuite, les rapides de la rivière sont de plus en plus impressionnants, et nous nous retrouvons même à devoir marcher sur une certaine distance où c’est trop dangereux ! C’est l’occasion pour nous d’arriver en haut d’une falaise et de faire un saut dans l’eau pour rejoindre le bateau.
C’était une bonne activité, surtout après avoir suivi la rivière durant tout le trek. On a enfin pu la parcourir !
A la fin, on nous offre même des sandwichs, avant de reprendre le bus pour rentrer.
On s’est bien reposé à Pokhara, avant de repartir vers Katmandou puis l’Inde, qui promet d’être pleine de sensations !






















