Turquie
Premiers pas dans Istanbul
Byzance, Constantinople, Istanbul, la ville est entré dans notre imaginaire d’enfants alors que nous la découvrions dans nos livres d’histoire. Grecs, romains, ottomans l’ont successivement marquée.
En se posant sur le pont de la station de Haliç, nous avons une vue sur les dômes et les minarets des mosquées qui confèrent à la ville une élégance indescriptible. Le décor est magique et on imagine facilement qu’Istanbul a inspiré Naboo de l’univers Star Wars.
Nous déambulons dans les rues et dans tous les recoins, notre route croise pleins de petits chats. Nous en verrons même un dans la basilique Sainte Sophie, et encore un autre qui gratte à une vitrine. Les habitants sont plutôt sympathiques avec eux et leur donnent les restes des morceaux de viandes.
Nous nous dirigeons vers notre première destination : la mosquée de Soliman Le Magnifique (Suleymaniye). Elle a été construite sur une des sept collines d’Istanbul en sept ans (de 1550 à 1557). C’est tout un complexe bâti sur 63000 m2 avec une mosquée, une madrassa (école coranique), des bains turcs, etc.
Un jardin entoure la mosquée et donne une vue incomparable sur le Bosphore. Loin du bruit de la ville, ce lieu est l’un des endroits les plus spirituels et élégants que nous ayons pu observer.
Pour entrer dans la mosquée, à l’entrée, on nous demande (pour les femmes) de nous couvrir les cheveux avec un voile. Je suis interpelée afin de rectifier le port de mon foulard sur la tête afin d’éviter de montrer ma gorge.
On nous demande aussi de mettre une jupe pour couvrir au minimum les genoux (même les hommes), d’enlever nos chaussures et nous franchissons le seuil de la mosquée. Le tapis rouge est molletonneux. Les visiteurs ne sont pas autorisés à franchir la barrière en bois. Au fond, un homme semble être en train de dormir. Il bouge suite à la demande d’un homme qui passe l’aspirateur. Ils sont deux à faire le ménage, et ce n’est pas de trop vu l’immensité du lieu.
Une petite anecdote qui m’a fait beaucoup rire est l’attente de spiritualité que j’ai de ce lieu confronté aux vrais comportements : légèrement caché par un pilier, un homme a la tête inclinée et semble en méditation. lorsque je m’approche, je le vois en réalité penché sur son téléphone.















