Turquie
Le Green Tour : le monastère de Selime, le…
Le gérant de l’hôtel nous avait prévenu, les français n’aiment pas ce tour. Ils le trouvent trop rapide. Il n’a pas tort mais nous l’avons quand même apprécié.
Il commence à Göreme, ils viennent nous prendre à l’hôtel (la classe !) puis le guide Mustapha nous raconte la journée qui va passer. Le green tour. Qu’est ce que c’est ? Quand on arrive a Göreme on nous donne une carte.

Ce n’est pas une carte IGN bien sûr elle sert à indiquer les principales villes avec les principaux lieux touristiques à visiter. Neshehir avec Göreme pas loin est au centre et quatre » tours « autour se dessinent comme un trèfle à 4 feuilles. Il y a un rouge « red », un bleu « blue » , un jaune « yellow » et un vert « green ». Le tour est conseillé car la carte n’est pas du tout à l’échelle: le tour prend la journée et pour aller à chaque point c’est entre une heure et une heure trente de route en voiture, alors que le red tour ce faisait à pied. Pas très facile d’accès sans véhicule donc. Du coup pour 35 euros on voit beaucoup de choses avec un guide. Top!
La première chose que le guide nous demande, c’est : « Savons-nous d’où vient le mot Cappadocia? ». 6 siècles avant J.C, la Cappadoce a été conquise par le peuple perse. Les perses collectaient des taxes dans tout le royaume, taxes que les habitants de Cappadoce payaient avec les chevaux qu’ils élevaient pour la guerre. Le royaume persan était impressionné par la qualité des chevaux qu’ils recevaient : ils ont alors donné pour nom à ce pays « Katpa Tuka » « Pays des magnifiques chevaux ». Ensuite, le mot s’est transformé jusqu’à devenir « Cappadocia »
Première étape , le monastère de Selime. Le guide nous raconte que les chrétiens cherchaient à fuir les persécutions des romains qui étaient païens et n’acceptaient pas les religions monothéistes. Ils ont donc cherché un endroit où ils pouvaient vivre leur religion librement. Ils ont migré vers la Syrie, puis ils sont arrivés en Turquie et ont trouvé la Cappadoce où il était facile de se cacher. Au début, ils ont construit de petites chapelles. Puis Constantin, l’empereur romain, est arrivé sur le trône et a décrété que chacun pouvait choisir de vivre leur religion librement.
Les chrétiens de Cappadoce se sont alors posés la question de répandre leur foi dans le monde. La Cappadoce est alors devenu un centre pour la formation des nouveaux prêtres et des figures importantes de la chrétienté. C’est également le rôle du monastère de Selime. Malheureusement, les fresques de la cathédrale de Selime ont été endommagées par les mongols lorsqu’ils ont envahi la région au XIIIème siècle.
La deuxième destination est la vallée d’Ihlara. le guide est très fier de nous dire que ce canyon est plus beau que le grand canyon aux Etats Unis et que nous allons marcher pendant trois kilomètres. Les raisons de son affirmation sont: il est plus vert, une belle rivière coule dedans, et il en Turquie bien sûr! Il nous demande de ne pas nous arrêter dans les églises et d’avancer directement jusqu’au restaurant où nous mangerons le midi. C’était magnifique, mais nous nous doutons bien que cela n’a rien à voir avec le Grand Canyon aux US.
Après manger, nous arrivons dans la cité souterraine de Derinkuyu. Un grand conduit permet d’amener de l’air pur jusqu’au fond des souterrains. Nous voyons les premiers étages avec des étables, des chambres de réserves, puis des cuisines et des pièces d’habitation. Il y a des pierres roulantes, qui nécessitent quatre hommes pour être poussées et qui permettent de bloquer les ennemis à certains endroits. On voit aussi une église en ces lieux.
Plus bas, où l’oxygène peut venir à manquer, notre guide nous propose d’aller voir par nous même une pièce dans laquelle ils enterraient certainement leurs morts, mais nous demande de ne pas nous éterniser.
Nous visiterons par nos propres moyens, une autre fois, la cité souterraine de Kaymakli, un peu moins profonde. Un guide que nous rencontrerons par la suite (voir article guide allemand) nous dira que selon lui, les cités souterraines attirent du monde, mais historiquement elles ne sont pas très intéressantes : selon lui, elles serviraient surtout à l’armée, qui s’en serviraient comme point de relais. Cela m’étonne un peu, je ne sais pas trop quoi en penser.
Le tour continue ensuite par l’admiration du point de vue de la Pigeon Valley. (Sans être blasés, nous l’avions déjà vue et cela nous a paru être une étape inutile dans ce tour car elle est très accessible depuis Göreme).
La fin du tour était à but plus commercial, mais finalement cela s’est montré plus intéressant que ce que nous avions anticipé. La première chose était l’arrêt dans une boutique de « Turquish Delights » : donc toutes les confiseries turques. L’avantage, c’est que nous avons pu goûter à toutes les sortes (c’était différents types de loukoums), c’était bien bon.
La deuxième chose était l’arrêt dans une bijouterie. là, une personne nous a expliqué que les pierres étaient locales, et il y avait notamment deux types intéressants dans la région : la pierre turquoise. D’ailleurs, le mot turquoise aurait pour origine : « turk quartz », soit le quartz turc. Une autre pierre est la Zultanite : la pierre des Sultans. Nous avons été ébahis car lorsque l’on change la lumière d’exposition la couleur de la pierre change complètement : orange, violet, bleu, rose : nous avons vu toutes les couleurs passer !
En conclusion, ce tour nous a permis de voir des choses que nous ne serions peut être pas aller voir par nous-même car trop loin de notre hôtel et les explications du guide étaient suffisantes pour nous faire voir la magie des endroits visités. Après, forcément, les lieux étaient assez loin les uns des autres, donc les visites étaient assez rapides.















