Moments féeriques en Cappadoce

Turquie

Moments féeriques en Cappadoce

Après une nuit passée dans un bus faisant le trajet Istanbul- Göreme, le paysage change soudainement et nous sentons l’effervescence monter : nous arrivons dans la Cappadoce. Nous voyons au loin deux-trois montgolfières qui sont encore présentes dans le ciel. C’est une des attractions majeures de ce lieu enchanteur. Première impression : La ville de Göreme s’est directement incorporée dans un décor fait de cheminées de fée, de cônes, en creusant ces étranges pics. La ville est clairement tournée vers le tourisme, mais conserve un vrai charme.

Nous n’avons pas réservé d’hôtel en arrivant d’Istanbul, donc c’est la première chose à laquelle nous nous attelons. Ce ne sera pas très dur, et pour 175 TL, nous trouverons une chambre dans un endroit plutôt privilégié dans Göreme : Ufuk Pensiyon (prononcé « Oufour »). Nous y resterons 7 nuits (soit huit jours), ce qui fait de nous des personnes un peu atypiques puisque la durée normale de séjour est de deux jours : le temps de voir les montgolfières au lever du jour (6h du matin) et de repartir (je trouve ça très triste).

Uchisar, ville voisine de Göreme

La région a beaucoup à offrir et beaucoup de réponses à apporter : comment ce sont formées les cheminées de fées, les cônes par exemple ? Ce serait la faute de deux volcans Hasan Dagi et Erciyes Dagi, qui après être entrés en éruption, ont laissé l’eau faire son travail. Elle a formé les étranges cônes, creusé des vallons, qui encore plus surprenant, se sont drapés de différentes couleurs, si bien que lorsque l’on change de vallées, un paysage complétement différent apparaît.

On nomme ces vallées d’après leurs caractéristiques principales :

  • Love Valley
  • White Valley
  • Red Valley
  • Rose Valley
  • Pigeon Valley

Dans chacune d’entre elles, il y a de nombreux arbres fruitiers. C’est un peu difficile de faire la différence entre ceux qui appartiennent à des fermiers locaux et ceux qui sont laissés à l’abandon. On s’est donc servi en raisin et en pommes.

Le propriétaire de l’hôtel nous avait dit de ne pas hésiter, que ces fruits seraient gâchés sinon.

Dans toutes les vallées (dans toute la Turquie en réalité), à intervalles réguliers, il y a des cafés qui vendent des jus de fruits frais pressés (oranges et grenades pour la plupart) et du thé.

Lors de notre première balade, dans la Red Valley, nous nous sommes arrêtés dans un tel café et avons pris deux jus à un homme. Nous avons rejoint une néo-zélandaise qui apprenait le turc et était à Gorëme depuis un an déjà et communiquait avec deux femmes. Nous nous sommes joints à la conversation et une des femmes a tenu à me mettre un foulard sur la tête. Je l’ai laissé faire, mais il s’est rapidement enlevé comme il n’était pas très serré. La femme néozélandaise m’a alors demandé si j’aimais bien le foulard car je l’avais enlevé bien vite et traduisit ensuite que la femme turque voulait savoir si je comptais lui acheter le foulard. Après cela, je n’étais plus très à l’aise, me sentant plus dans une relation vendeur-acheteur.

Néanmoins, grâce à la femme néo-zélandaise, la femme turque et son mari nous invitèrent à visiter leur jardin, dans lequel ils faisaient pousser des tomates, des piments (Hicham a été le seul à tenter l’expérience). Ils récoltent aussi des noix, des pommes, des coings.

Ces arbres-là, on les retrouve dans toute la Cappadoce, avec des vignes aussi car ils font du vin !

Les gens sont très généreux. Par exemple, on a reçu deux fois des noix qui étaient en train d’être cueillies.

J’ai un autre exemple de générosité, complètement différent. Il faut savoir que parmi les activités touristiques à Gorëme, à part les chevaux et les montgolfières (tôt le matin, c’est magnifique), il y a… les quads. Une fois, nous sommes rentrés tard de la vallée blanche : la nuit allait tomber et nous en avions encore pour une heure de marche. L’heure du coucher de soleil est précisément une des heures phares des activités touristiques puisque les paysages sont magnifiques à cette heure là. Arrive alors un groupe de quads (montés par des turcs qui devaient ramener les engins à leur lieu de stationnement). Parmi le groupe, les deux premiers s’arrêtent et disent « Gorëme ? ». Nous nous exclamons : « Yes ! » Et ça y est, ils nous proposent de monter et c’est une ballade qui commence (un peu violente avec la poussière dans le nez et les yeux). Vous vous imaginez bien que ce n’était pas la promenade traditionnellement proposée aux touristes qui suivent lentement et gentiment leurs guides ! Ici, nous avions affaire à des habitués qui n’avaient pas peur de la vitesse, ni des bosses, ni de faire la course ! Pas besoin de vous dire à quel point se fut une expérience forte en émotion et inoubliable ! Meilleur quad stop du monde !

lucilemarrot

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