Inde
Du Népal vers l’Inde
Népal
L’idée de base était de traverser la frontière terrestre du Népal vers l’Inde. Le problème, c’est qu’à Pokhara, nous nous sommes rendus compte que le seul endroit où nous pouvions faire notre visa (pour frontière terrestre) pour l’Inde était à Katmandou et il y a un délai d’une semaine avant de le recevoir ! En comparaison, faire une demande de visa pour arriver par voie aérienne prend entre 2 et 3 jours et se fait en plus… directement sur internet. A l’idée de perdre une semaine dans une ville qui ne nous plait pas forcément, quitte à revenir à Katmandou, nous avons préféré l’option d’y prendre un avion vers Delhi, ce qui nous permet de faire la demande en ligne pour un e-visa. Décidément, l’administratif n’a jamais été notre fort.
Et faire la demande de visa en ligne n’est pas de tout repos non plus. Nous passons par le site du gouvernement indien, car c’est la manière la plus fiable et la plus économique d’avoir son visa : https://indianvisaonline.gov.in/ (différent site sont en tête sur la recherche Google mais ce sont des souvent sous-traitants qui prennent une commission). Le compléter est assez simple mais attention d’une page à l’autre le site plante et il faut ré-ouvrir une page. Heureusement que nous avions copié la référence de nos demande dès le début. Il faut être patient et nous prenons environ une heure à une heure trente… chacun ! pour compléter le formulaire (plantage, scan du passeport trop lourd, photos à scanner…). Mais les demandes sont envoyés ! Sans attendre les deux-trois jours pour voir si elles sont acceptées, nous attaquons la recherche de billet d’avion.
Google Flight est notre ami, nous en trouvons à 116€ pour nos deux billets pour le 6, jour d’expiration de notre visa.
Nous annonçons la nouvelle à nos copains du trek et ni une ni deux, Rachel et Coralie prennent le même avion. Comme Rachel nous avait fait part du festival de Pushkar et sa vente de chameaux, nous allons même commencer le voyage ensemble.
Le 6 novembre nous partons pour l’Inde. Départ à 6h30 de l’hôtel Sweet Dreams de Katmandou (bien à première vue mais les couvertures dégagent un nuage de poussière à chaque mouvement, de quoi relancer mes allergies) pour rejoindre Coralie et Rachel. Les chauffeurs de taxi nous sautent dessus, nous en profitons pour faire baisser les prix. Nous avions pris beaucoup d’avance par peur des bouchons mais bon nous arrivons finalement à l’aéroport de Katmandou, qui est plutôt petit, vers 7h15, soit 3 heures avant, le temps est moins long à quatre.
Inde
Grosse appréhension. Deux jours avant notre départ pour Delhi, chaque membre de nos familles respectives nous envoie des articles de presse sur la pollution de cette mégalopole qui est sans précédent. On ne verrait rien dans le brouillard à quelques mètres et les avions ne peuvent même plus atterrir.
L’Inde, toujours plus. Nous nous étions beaucoup renseignés par rapport à ce pays, pas temps sur sa géographie mais plus sur les sentiments, les réactions, les avis des voyageurs, occidentaux clairement, sur ce pays. Les phrases qui ressortent le plus c’est : « tu vas adorer ou détester » ou encore « tu vas adorer et détester » ou bien « tu vas voir le magnifique et l’horrible à la fois ».
A cela s’ajoute la pollution maintenant. Une chose est claire l’Inde nous faisait un peu peur, c’est d’ailleurs pour cela que nous avions commencé notre tour du monde en Turquie et non en Inde avant le Népal. En tour du monde, nous sommes libres et flexible (d’où l’absence de billets « tour du monde »). Décision : nous iront en Inde, pour voir, si cela nous plaît nous restons, sinon hop nous nous envolerons vers la Thaïlande.
Arrivée à Dehli, nous voyons la piste! C’est moins pire que prévu ! Atterrissage avec un Airbus qui ne fait étonnamment pas de bruit en vol. L’aéroport est très très grand en comparaison du précédent. Nous sortons vite de l’avion pour aller chercher un train rapidement et fuir Dehli pour Pushkar où nous avions déjà réservé l’hôtel. Manque de bol, nous avions préparé visa et passeport, nous sommes les premiers à la douane mais… Nous n’avions pas rempli les cartes de l’immigration. Nous nous retrouvons donc derniers mais ce n’est pas grave nous voyageons et c’est ce qui compte. Bagages récupérés, argent liquide aussi (Indusbank de l’aéroport qui taxe 2,36% sans prévenir) un guichet se présente a nous pour orienter les touristes. Parfait ! Le guichetier nous donne une carte de la ville avec le métro et la gare dans laquelle se trouve un bureau spécial pour réservation de train pour touriste étranger ! Quelle drôle d’idée.
Malgré la carte, le lieu nous est plutôt difficile à trouver. Cachée dans un étage perdu au fond de la nouvelle gare de Dehli, une grande salle « International tourist bureau » apparaît. Prise de ticket attente, quelques minutes après une grosse moustache se décide enfin à nous appeler pour prendre des billets. C’est peu être méchant de l’appeler ainsi mais nous sommes tombé sur le pire. A la douane ils étaient mille fois plus sympathique. Je m’explique.
Pas un sourire, pas un bonjour d’accueil nous demandons de partir aujourd’hui il nous dit que ce n’est pas possible. Voilà. Il ne fait rien de plus. Nous lui demandons alors s’il a de la place pour le lendemain. Il lance une recherche avec une lourde, mais lourde flemme. Il trouve 4 places pour un départ à 15h. Deal! Pour 1200 INR (15€) pour nous quatre c’est super ! Mais avec Moustache c’est lent, mais lent ! Nous voyons les touristes à notre droite en train de réserver leurs billets rapidement avec une dame tout sourire. Il refuse de nous prendre les billets tant que nous n’avons pas compléter à nouveau avec milles informations un papier que nous avions préparé au préalable. Nous terminons de le compléter. Il le récupère, le lit, puis retourne à son ordinateur, tape lentement, et nous annonce que… Il ne reste que 2 billets disponibles et non 4, 2 ont été achetés pendant que l’on complétait la feuille. Sans blague ! Je boue, Rachel aussi à ma droite, on reste calme, nous n’avons pas le choix et nous voulons partir. Les autres touristes à notre droite s’en vont gaiement avec leur billets. Notre Moustache ne fait rien et nous regarde, en fronçant bien les sourcils bien sûr. Gros blanc de quelques secondes ou lui et moi se regardons dans les yeux, ou j’attend qu’il dise ou fasse quelque chose.
Y t’il d’autre train dans la journée avec des places de disponible ? Sans cette question il ne se serait peut être jamais remis à chercher. A partir de ce moment nous décidons de ne plus jamais se plaindre de l’administration en France.
Non, pas d’autre train mais il reste deux places en 1ere classe dans le train initial. C’est bien de nous le dire ! Go go go on prend, on prend. Non! Il faut changer les informations de la feuille avant. Sérieux !!! Nous demandons de prendre et de payer les billets avant il dit non. Ça monte.
En nous voyant galérer à nouveau sur la feuille, une idée lui vient alors : payer les billets avant de compléter le feuille. En voilà une bonne idée! Nous avons les billet. Deux d’entre nous payent 3 fois le prix mais bon, en comparaison à la France …
Voilà notre premier contact, échange, avec l’Inde. Nous verrons plus tard que réserver dans une des nombreuses agence de voyage ne coûte pas beaucoup plus cher et est 100 fois plus rapide. Plus jamais un bureau officiel pour les billets de train. Quant à Moustache, je ne lui dirait jamais rien, je déchaînerai plus tard ma colère (lâchement) sur cet article WordPress. Nous cherchons alors un hôtel pour la nuit. Celle réservé à Pushkar ne sera jamais remboursé. Nous en réservons une sur Booking, et nous perdons dans les ruelles de Dehli pour la trouver. Nous arrivons sur place. Le manager après nous avoir regardé, puis regardé la réservation, puis regardé à nouveau nous annonce qu’il n’accepte pas les non indiens dans son hôtel. Merci monsieur pour avoir confirmé la réservation au préalable. Nous en cherchons un autre. Nous en trouvons un pas très loin avec un bon lit, un peu isolé du bruit en plus. Dommage qu’il soit infesté de cafards. Ne ferons avec, les auberges de jeunesse Australiennes m’avaient bien formé.
Premières impressions
« En Inde, tous tes sens en prennent un coup, dans le bon comme dans le mauvais » ou encore » la vie est fade après l’Inde ». Je peux comprendre ces phrases. La vue, ça va, un petit vaccin au Népal nous y avait préparé, je trouve. Beaucoup d’ordures, des crottes de divers animaux (et autres quelques fois), partout. La misère aussi est dure à voir. Dans le beau par contre, les couleurs sont amplifiées, décuplées, tout autour de nous, et les monuments et édifices religieux sont époustouflants.
L’ouïe par contre, c’est violent. Les klaxons étaient omniprésents au Népal, certes mais tellement atténués, normaux. En Inde la moindre mobylette a un klaxon de camion ! Et c’est en continue ! Il se servent du klaxons plus que du guidon ou du volant. Et c’est n’est pas une blague. C’est irritant au début mais nous nous y habituons assez vite.
Le toucher. Tout le monde se bouscule, pas besoin de s’excuser c’est normal il y a du monde. Ça va.
L’odorat. La nourriture est parfumé, pour le meilleur. Mais les rues sentent mauvais en général, une forte odeur d’urine et autres. Ce n’est pas toujours évident.
Le meilleur pour la fin, le goût. Verdict : 10/10. La nourriture est délicieuse. Un peu épicé souvent mais idem, nous nous y habituons. C’est vraiment trop bon et tellement diversifié après notre trek au Népal. Pour Lucile est moi il n’en faut pas plus nous sommes réconcilié avec l’Inde. Et il ne faut pas toujours rester sur les premières impressions, nous finirons par énormément aimer l’Inde au fur et à mesure du voyage. Le lendemain, direction Pushkar avec son train couchette. A nous la Pushkar Fair !







