Le Camel Safari et le chamelier

Le Camel Safari et le chamelier Inde

Le Camel Safari et le chamelier

Le Camel Safari

Lucile m’a dit, essaye de ne pas être trop trop négatif. Donne les points positifs, les faits. V’là la censure quoi ! Je vais faire de mon mieux.

Jaiselmer, la jaune, les portes du désert du Rajasthan, son fort. Au delà de sa forteresse habitée et de ses couchers de soleil majestueux, c’est aussi le lieu d’une activité phare dans cette région : le Camel Safari, ou autrement dit, le tour en chameau (l’autre activité est de compter le nombre d’avions de chasse, eh oui, c’est la frontière avec le Pakistan). Dès qu’on nous en avait parlé , les yeux de Lulu brillaient en me regardant comme une enfant « on peut le faire » . Moi : c’est combien ? Lulu: un peu cher. Moi : combien ? En plus je suis marocain et je ne l’ai jamais fait au bled, c’est une insulte à mon pays ! Lulu : je ne connais pas le prix encore.

Les couchers de soleil de Jaiselmer

De toute manière je savais qu’on allait le faire, on est en tour du monde, c’est pas tous les jours que l’on se trouve perdu à des milliers de kilomètres de la maison avec la possibilité de faire un tour en chameau.

Négociation

Négociation comme d’habitude, les filles sont très enclines à le faire sur 3 jours. Pourquoi pas. Le chamelier arrive à l’hôtel, nous explique le déroulé : visite d’un lac, d’un village fantôme, puis chameau, puis manger, puis chameaux, puis manger, puis dodo à la belle étoile. Deuxième jour à peu près pareil avec visite de village musulman hindou. Belle étoile. Troisième jour au choix avec retour village.

Parfait ça sonne bien ! Combien ? 3000 roupies par personnes, soit 1000 par jour comme on nous l’avait dit. Super ! Non, non. C’était 3000/jour/personne. Ah! (Denis Brognard RPZ)

C’est mort, c’est hors budget. Plus de 200€ pour Lucile et moi, ce n’était pas possible.

Si on veut faire un tour plus touristique (avec plein de gens qui font du bruit et la fête) ça descend à 2000. Ça ne va pas. On lui dit que c’est cher et que l’on doit réfléchir. Il attend devant nous pendant la discussion. Les filles cherchent des tarifs sur internet pour comparer. Personne ne dit plus rien. Je me lance et lui dit que c’est hors budget et de ne pas nous attendre car nous irons en ville pour comparer et prendre la meilleure offre.

Quel est votre prix ? nous demande t’il. Je lui dit que c’est trop bas et que je n’ose pas lui dire. Il me dit d’y aller quand même. Je lui dit 5000 pour la total en non touristiques. Il est choqué, reste calme et fait un non de la tête. Il veut descendre à 7000 au lieu de 9000 pour les 3 jours. Mais je ne négocie pas, les 5000 c’est notre budget max par personne. Je lui dis désolé. Nous passons donc à autre chose.

Du moins, c’est ce que je pensais. Il revient vers moi une minute plus tard et me dit ok si le boss est ok car il ne veut pas perdre un groupe de 4 clients. Quoi ??? Nous sommes tous les quatre étonnés de la réponse. Elles me regardent et je comprends: Négociation Level 3 Completed ! (avec musique de jeu vidéo dans la tête). Le boss est ok, nous partons le lendemain et sommes priés de ne pas dire le prix au couple sensé venir avec nous. Voilà. Préparer des vêtements chauds et longs. C’est tout. A demain. Nickel.

Camel Safari jour 1

Rendez vous à 8h pour démarrer notre périple. Notre chamelier nous annonce qu’il s’occupera du couple qui était sensé être avec nous et que nous le reverrons le soir au campement. Ça sent le changement de plan suite au changement de tarif. Nous verrons. Le 4×4 prend la route direction le désert. Musique à fond dans la voiture, Lucile est assise dans le coffre dans une direction perpendiculaire à la notre. Nous arrivons au premier stop. Le lac est petit, l’arrêt fait un peu : voilà, un lac, prenez des photos. C’est bizarre. Pas d’histoire, de légende… Ou quelque chose, n’importe quoi ! C’est pas grave on va faire le tour du lac ça sera déjà ça.

Bonne surprise au final. Le lac est bondé de grenouilles Jésus. Je les appelle comme ça car elles tapent des sprints sur l’eau quand on approche. Le lac grouille aussi d’oiseaux magnifiques. Une sorte de gros martin pêcheur rouge se pose près de nous. Je regrette tellement la panne de mon appareil photo. D’autres encore avec des crêtes nous survolent. Il y en a partout. Tous magnifiques. Je me dis que je reviendrai un jour pour les photographier. Mais si je le faisais vraiment à chaque fois que je le disais, il faudrait plusieurs vie pour tout revoir. On remballe, Coralie roule un peu le 4×4, la classe. Direction le village fantôme.

Nous arrivons au pied d’une forteresse. Ici des paons nous accueillent à cris de Léon ! C’est beau. Il n’y a rien à voir dans la forteresse à part les paons mais c’est déjà ça . Une fois dans la forteresse il nous demande de regarder par la fenêtre. Là, nous découvrons avec surprise un village en ruine comme si une tempête était passé il y’a des dizaines d’années. Que s’est-il passé nous demandons ?. Prenez des photos et je vous dirais dans le voiture. Ok. En Inde on commence à comprendre leur vision du tourisme. C’est pas grave. Photo. Voiture.

L’histoire de ce village est qu’un jour un pakistanais musulman est tombé amoureux d’une hindi du village. Elle aussi est très amoureuse, ils décident donc de ce marier. Malheureusement entre le système de caste et la religion, rien ne va plus. La famille de la jeune fille est contre. L’homme retourne à son village mais dans son cœur sa décision est prise. Il va l’épouser. Il retourne donc le lendemain au village de la jeune fille pour prendre sa main quoi qu’il arrive.

Quand il arrive, c’est l’effroi. Le village est désert, les maisons et les biens sont abandonnés, tout est resté sur place, sauf la population qui a disparue entièrement en une nuit (dans le but d’empêcher ce mariage?!?). On ne les a jamais retrouvés, tout comme l’homme avec sa dulcinée. On raconte que si on passe la nuit dans ce village, ou pourrait y entendre des voix.

Bof ! On est d’accord. En plus cette histoire a constamment été interrompu par les coups de téléphone de notre chamelier ce qui nous avait bien fait rire.

Prochaine étape les chameaux !

La voiture s’arrête dans un champ. Nous attendons, le conducteur et le chamelier sont au téléphone ils ne nous disent rien. Ça fait scène de film avec des gangster. je fais la mauvaise blague aux filles qu’une autre voiture va arriver et qu’ils vont nous mettre un sac sur la tête pour ne pas voir où on va. Arrête ! Me disent-elles. Je regarde trop la télé.

Il redémarre et se dirige vers notre nouveau chamelier. Bobby. Il est là avec 4 chameaux. En comptant le chamelier nous sommes 5. Nous avons convenu à l’avance que le chamelier ait son chameau et qu’ils soient deux par mesure de sécurité, conseil vu sur le routard. Ça n’arrivera jamais. Passons. On nous donne nos turbans, qui était un de leur argument marketing. V’là la chute de filet synthétique couleur flashy pour turban. Il ne fera pas long feu sur ma tête. Le chamelier récupère l’eau et la nourriture, les place à l’arrière du plus gros chameau et hop c’est le décollage pour nous. C’est littéralement ce qui arrive, le chameau est si haut ! Trop bien.

Nous sommes balancés d’avant arrière c’est très physique je trouve. En plus il n’y a pas d’étriers. Tout mon poids repose uniquement sur l’entrejambe. C’est douloureux. Je tiens bon je pousse sur mes mains sur la selle pour réduire mon poids mais bon. En fouillant sur le chameau je trouve deux cordes qui semblent former des étriers. Je suis sauvé pour les 3 quarts d’heure suivants. Je profite du paysage qui n’est pas très joli : une ou plusieurs pistes, un terrain plutôt plat avec des toutes petites habitations disposées ça et là. C’est une grande campagne aride où l’on fait paître les bêtes avec le peu de végétation qu’il y a. Et surtout, tout au tour de nous à 365°, un champ d’éoliennes. Nous sommes tous silencieux sur nos chameaux. Chacun est dans son moment désert, son moment introspection ou contemplation. Je regarde le désert et pendant ces deux heures de balade silencieuse je pense à l’alchimiste. Il est là tranquille en à admirer et faire partie du paysage. Moment mystique de folie pour lui, il va même se transformer en vent!

Je suis loin de son niveau. J’ai plutôt passé les deux heures à me demander qu’est ce qu’on fait là ? Est ce que c’est ce champs d’éoliennes ce qu’il appelle désert ? C’est pas possible? Et si c’était vraiment ça il faut que j’en profite malgré tout . Facile à dire , j’ai l’impression de mettre fait arnaquer par le premier chamelier. Deux heures à se dire qu’on s’est peut être fait arnaqué mais que maintenant qu’on est là autant en profiter mais quand même … C’était ça principalement, mon moment introspection. Pas terrible.

Le désert

Je ne me suis pas transformé en vent.

Nous nous arrêtons. Bobby installe un camp à l’ombre sous un arbre. Il va vers un autre arbre et installe sa cuisine : légumes, plateau, sucre, sel, épice, et en guise de gazinière, feu de camp. La classe ! D’autres chameliers le rejoignent. J’essaye de rester avec eux pour échanger un peu mais bon après plusieurs réponses courtes à chacune de mes questions je retourne de l’autre côté avec les filles en mode sieste. Bobby est trop cool, il nous apporte des chips, qu’on ne s’est pas privé de critiquer en les comparant à du polystyrène. Mais il les avait réchauffés au feu et nous avions faim, malgré les critiques après 2 minutes il ne restait plus rien. Les fruits arrivent ensuite pour continuer de patienter. Enfin arrive les repas, délicieux. Il nous a fait un petit curry mieux qu’au resto, sur le sol, avec ses 3 bouts de bois. La classe ! C’est trop bon ! Par contre ça ne nous suffit pas, nous prions pour en avoir plus le soir. Prière exhaussée nous n’aurons plus jamais faim pour le reste du séjour. C’est dommage Bobby ne mange pas avec nous.

Comme d’habitude

Pendant le repas nous nous posons les questions sur notre premier ressenti. On est d’accord que ce n’est pas le Sahara mais nous nous accordons tous sur le point positif : ici nous n’entendons pas de klaxons et personne ne vient nous importuner. Conclusion : mal aux fesses, trop d’éoliennes, mais quel bonheur d’être au calme. Je demande au chamelier si c’est ça le désert, il me répond que oui, les éoliennes sont arrivées il y a 3 ans depuis c’est quasiment partout comme ça . Je n’ai jamais été autant déçu de voir des énergies « vertes » proliférer.

Après manger et siester, nous levons le camp direction notre dune pour camper ce soir. Rachel a plus souffert que moi au niveau des frottements du chameau, mais elle va tenir le coup.

Bobby a un chameau, un de ces amis lui en a amené un après que nous lui ayons demandé pourquoi il était à pied. Mais sur quelques centaines de mètres . Il redescend, l’attache au mien. Il nous explique qu’il préfère largement marcher. Tu m’étonnes ! Je commence à hésiter aussi. En fait, la vrai raison c’est qu’après nos trois jours de ballades il va se farcir 40km à dos de chameaux en galopant pour retourner chez lui. Aïe. Je comprends mieux la marche. Il ajoute même que la marche est son moment repos. Difficile à comprendre entre la chaleur, le soleil et la fatigue.

Moins d’éoliennes. Le soleil ne va tarder à se coucher. La ballade se termine sur une dune de sable devant nous qui sort de nulle part . Mais vraiment ! Au milieu de ce champ aride, Paf ! une vrai belle et grande dune de sable. C’est magnifique , notre petit Sahara. Nous nous y arrêtons. Campement. Nous nous posons sur les dunes pour observer le coucher de soleil. Le calme. Enfin presque, l’Inde revient à nous quand deux musiciens avec leurs instruments se posent devant nous pour faire de la musique, il faut bien vivre. Mais nous refusons. Ils s’en fichent et restent nous faire la musique pour  » le son de bienvenue dans le désert » . On se regarde tous avec la même idée. Le son du désert c’est le silence. Il joue une chanson, je racle les poches pour y trouver quelque roupies . Je leur tends et là ils rient, à la limite de me les jeter à la figure. Pas besoin de parler hindi pour comprendre qu’ils le prennent comme une insulte. Ils se lèvent en me faisant comprendre que c’est rien du tout que j’ai donné. Je dis que j’ai rien d’autre, de toute manière nous n’en voulions pas de musique . Ça a eu le mérite de les faire partir, sur un mauvais sentiment, on n’est pas rentable comme touriste . Les filles me remercient de les avoir fait partir.

Coucher de soleil magique , on ne voit plus les éoliennes, masala tea dans les dunes. Le bonheur. Le soir discussion métaphysique autour d’un repas copieux, Bobby à l’écart encore une fois malheureusement. Discussion initiée par un message de mon grand frère qui dit « c’est comment l’Inde ? « . On a du débattre sur ce sujet pendant deux heures autour du feu.

Après le repas, une couverture en dessous contre le sable, une couverture au dessus et voilà notre nuit à la belle étoile, couchés 21h. Le bonheur de s’endormir en comptant les étoiles. Je dors malgré tout difficilement mon sol est penché. Je galère toute la nuit mais je me réveille en forme, comme après chaque nuit que je passe dehors étrangement.

Camel Safari jour 2

Réveil avec le lever du soleil. Parfait timing paysage magnifique. Petit déj plus que complet et petit feu de camp pour me réchauffer ( en fait c’était plus pour jouer que je me suis fait un feu mais bon ). La vie est belle quand on se réveille dans ce désert. D’ailleurs on prend tout à la rigolade ce jour là. Entre les pansements au derrière d’une certaine personne et la recherche des chameaux de Bobby qui a duré très, très longtemps, (ils sont partis se promener loin cette nuit, malgré leur entrave aux pattes), c’était plutôt drôle.

Une fois en route c’est la même rigolade. On voit Bobby faire des zigzags sur la route et les dunes, c’est beau mais on est clairement en train de se faire balader, on est mort de rire. J’essaye de me repérer comme je peux avec le soleil, un coup à droite un coup à gauche, en plus Bobby tient les chameaux en laisse. Il nous balade comme des petits chiens. Ça nous fait délirer et complètement remettre en question le concept de Camel Safari que j’avais en tête : le désert ! Terre d’aventure, 3 jours à le traverser, d’objectif en objectif , survivrons-nous à ses dangers ? Alors qu’en fait on nous promène, nous nourrit, on nous balade. Drôle de sensation.

Quand nous avions réservé ce tour le deuxième jour devait contenir la visite d’un village musulman et d’un village hindou. Nous le disons à Bobby qui l’apprend à cet instant . Il dit ok. Nous emmène dans un village perdu et nous dit : voilà , c’est village musulman allez faire un tour et après on y va. Bon, ok. Encore une fois on n’a pas la même idée du guide entre la France et l’Inde. Mais bon, après le nuit à la belle étoile , on le prend encore à la rigolade. Un enfant vient vers nous. Comme tout les enfants, on leur a appris à demander aux touristes soit des roupies, soit des stylos. Lui c’est les stylos, puis du chocolat. On n’a ni l’un ni l’autre. Chocolat j’aurais bien voulu mais bon on n’en pas trop acheté en Inde.

Deux minutes au village , une photo des greniers et hop on se tire , si rien n’est expliqué ça ne sert a rien. Entre la barrière de la langue et l’absence d’introduction c’est pas évident.

Le soir, c’est une nouvelle dune qui nous attend, un petit abri avec 4 lits de camps sont disponibles, je ne dit pas non. En plus la pluie nous a rejoint la nuit. Mais pas que la pluie.

Tout le monde était parti se coucher vers 21h30 et pour moi une petite pause toilette s’imposait. A mon retour dans le noir total je distingue une grande ombre qui me parle un peu éloigné du campement. C’est Bobby. Il me dit qu’on se couche très tôt. Je confirme. Il veut discuter un peu avec moi. Trop bien ! Enfin ! je suis trop content, après deux jours passés ensemble. Je préviens les filles si elle veulent se joindre à nous. Deux sont déjà en train de dormir la troisième ne sortira pas de sa couette. Soit. Discussion entre hommes.

Notre conversation va m’ouvrir un peu les yeux sur la vie dans cette partie du Rajasthan. Il me demande d’abord dans quel pays il pourrait aller pour gagner assez d’argent pour revenir acheter ses propres chameaux. Cet homme travaille pour les organisateurs de ce type d’excursions, il fait deux à trois sorties comme la nôtre par semaine en pleine saison , mais ni l’entreprise ni les chameaux de lui appartiennent. Il n’est donc pas rémunéré directement par nos tarifs mais a un salaire fixe mensuel pour toutes les excursions qu’il fait de …3000 roupies. Soit un peu plus de 30,€ par mois ! Nous venons de payer chacun 5000 roupies pour ces 3 jours soit 20000 d’un coup, cela veut dire qu’il n’en touchera que 300. Un peu plus de 3€ en 3 jours. Voilà c’est dit.

Il n’a pas eu d’éducation et ne sait faire que chamelier. Donc l’idée est de savoir dans quel pays il pourrait travailler pour avoir assez d’argent pour s’acheter ses propre chameaux. Je n’ai pas de vrai réponse à lui donner. L’Europe, le Canada, l’Australie n’importe de notre côté du monde en fait. En quelque mois ils peut avoir toute une ribambelle de chameaux en fait. A Pushkar un chameau valait maximum 45000 roupies , même pas le prix de mon reflex, un demi Iphone. Je ne sais pas quoi lui répondre. N’importe où si tu arrives à partir en fait. C’est chaud. Notre concept de misère à la française est remis en question. Et encore ! Il fait parti de ceux qui ont un salaire en Inde.

Je lui demande alors comment tu fais pour vivre avec si peu ? Il me répond que dans sa maison avec ses frères, sœurs et parents, il arrive à faire rentrer en tout 9000 roupies dans les bons mois, pour 9 personnes. Il me dit aussi que les légumes sont chers. Qu’il n’en mangeait pas souvent (je pense alors à nos pubs pour les 5 fruits et légumes). Que la base de l’alimentation était le riz et les lentilles. Bien que les lentilles coûtent plutôt cher, il me fait comprendre que quand il n’y a pas assez d’argent, il y a plus d’eau dans la soupe de lentilles. Là c’est la taille de mon estomac qui est remis en question.

C’est la première fois qu’un indien me présente les réalités économiques de la vie. A manger au resto tous les jours et à vivre à l’hôtel, un petit monde nous sépare entre touristes et locaux. Je m’endors donc avec cette pensé, et le bruit du vent qui s’abat sur notre bâche qui nous sert d’abri.

Camel Safari jour 3

Petit déjeuner copieux dans lequel je raconte ma soirée précédente. Retour au 4×4 et au revoir à Bobby, non sans penser à la vie qui va continuer au même rythme pour lui, sans réel espoir de la changer, et à notre vie qui nous attend en France, pas si compliquée au final. Retour à Jaiselmer, au klaxon. C’est l’heure du repos dans un lit moelleux pour nous.

La ballade était sympa. Le safari n’en est pas un, d’autres groupes ont trouvé pour moins cher avec des spectacles et autre sur les dunes. Pour nous ça nous allait. On ne refera pas forcément mais c’est bien de savoir qu’une ballade à dos de chameau, et bien ça fait mal aux fesses.

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